Maît’ David (Willig) sur les Ondes des Caraïbes

Une nouvelle voix a rejoint les ondes en Floride de la radio en créole haïtien : Me David S. Willig, avocat franco-américain et chroniqueur de ce journal, a lancé une nouvelle phase de sa carrière devant le micro, vraiment par hasard.

John Cesaire, ayant ranimé le réseau radiophonique Radio Pepla créé par son père en 1987, recherchait un avocat d’immigration pour diffuser des renseignements sur ce sujet pour la communauté haïtienne du sud de la Floride.
Cela tombait à pic, même pour John Cesaire, qui n’était pas au courant que Me. Willig avait maîtrisé la langue française au point d’être habilité comme avocat en France (tout comme en Floride, son pays natal).
Encore plus étonnant, à l’occasion de la première émission avec « Met’ David», John Cesaire, et toute la communauté haïtienne se sont réjouis quand le juriste s’est mis à prononcer quelques phrases en créole. Toute l’équipe de Radio Pepla a conclu rapidement qu’ils souhaitaient son intervention de manière régulière car, ce n’est pas tous les jours qu’on trouve un étranger capable de communiquer directement en créole.
Interrogé sur l’origine de ce phénomène, Me. Willig avoue que sa connaissance du français l’a aidé énormément pour acquérir également le créole, même si la plupart des francophones qu’il connaît restent perplexes devant cette langue dérivée de la leur. « Au début, je ne connaissais pas beaucoup d’haïtiens, et je n’avais pas visité le pays», dit-il, « donc, mon prof principal de créole parlé c’était Maurice Sixto, un « diseur » haïtien que j’écoutais sur disque. »
Depuis sa première séance à la radio en créole, Me. David s’entraine tous les jours pour améliorer sa maîtrise de la langue, y compris la partie rédactionnelle de ses reportages.
Il a découvert, en même temps, un monde de franco-créolophonie au sein de sa profession. Lors d’un congrès de notaires venus de tous les coins du monde, il a ainsi fait connaissance d’un homologue professionnel de l’Île Maurice. Ayant osé lui poser la question sur la langue que son confrère pratiquait chez lui, la réponse fusa : « chez nous, on parle créole. » Dès lors, Me. David a trouvé un moyen de servir une communauté qui n’est pas très bien desservie par les médias, et en même temps de s’amuser et d’apprendre quelque chose de nouveau.
Son prochain projet : lancer sa propre émission de reportages variés sur les thèmes de droit et de justice.

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